Comment choisir ses gants de sport de combat ?

Sommaire
- 1. Introduction & Contexte Historique
- 2. Pourquoi bien choisir ses gants est essentiel
- 3. Les différents types de gants de sport de combat
- 4. Les critères clés pour bien choisir
- 5. Quel gant pour quel sport de combat ?
- 6. Tailles et ajustement : comment bien mesurer sa main
- 7. Les matériaux : cuir, PU, mousse, etc.
- 8. Fermeture : scratch, lacets, élastique
- 9. Entretien et durabilité
- 10. Foire aux questions
- 11. Conclusion
1. Introduction & Contexte Historique
Le gant de boxe et de sport de combat en général possède une histoire riche, qui remonte à l’Antiquité. Les premières formes de protection pour les mains sont apparues chez les anciens Grecs, qui utilisaient parfois des lanières de cuir enroulées autour des poings ce que l’on appelait le caestus. Bien évidemment, ces versions primitives étaient beaucoup plus violentes et rudimentaires que ce que l’on connaît aujourd’hui. Avec l’évolution des règles et la prise en compte de la santé des combattants, le gant a peu à peu gagné en importance, jusqu’à devenir un véritable équipement indispensable dans de nombreuses disciplines : la boxe anglaise, la boxe thaïlandaise (Muay-thaï), le kickboxing, la savate (boxe française), le MMA, et d’autres encore.
De nos jours, les gants sont devenus non seulement un équipement de protection, mais aussi un outil marketing pour les marques spécialisées. Ils se déclinent en plusieurs gammes, poids, styles, couleurs et matériaux, rendant parfois le choix complexe pour le pratiquant. Pourquoi s’embêter à ce point à choisir LE gant idéal ? Tout simplement parce qu’un bon gant conditionne votre sécurité, votre progression technique et votre confort sur le long terme. Prenez en compte que chaque discipline, chaque objectif d’entraînement ou de compétition, et chaque morphologie de main peut justifier un type de gant différent.
Au fil de ce guide, nous allons examiner en détail les aspects déterminants : l’importance du choix, les différents types de gants, les critères clés (poids, ajustement, style, rembourrage, etc.), ainsi que les spécificités par discipline (boxe anglaise, MMA, Muay-thaï, etc.). Nous irons jusqu’à parler de l’entretien, de la durabilité, et nous répondrons aux questions récurrentes que se posent de nombreux pratiquants. Prêt à plonger dans l’univers des gants de sport de combat ? Commençons !
2. Pourquoi bien choisir ses gants est essentiel
Si vous débutez un sport de combat, vous vous demandez peut-être pourquoi tout le monde insiste autant sur le choix des gants. Eh bien, il existe plusieurs raisons :
- Prévention des blessures : Les gants protègent vos mains, vos poignets et vos partenaires d’entraînement. Un mauvais rembourrage ou un gant mal adapté peut vite causer des douleurs articulaires, des contusions ou même des fractures.
- Confort et technique : Des gants inconfortables vous empêchent d’exécuter correctement vos mouvements. Un gant trop serré peut créer une tension constante, alors qu’un gant trop lâche va bouger et gêner votre précision.
- Longévité de votre matériel : Investir dans de bons gants de qualité, adaptés à votre pratique, c’est aussi faire le choix de la durabilité. Un gant inadapté s’usera plus vite, notamment si vous l’utilisez pour le sac alors qu’il n’est pas conçu pour ça.
- Respect du partenaire : En sparring, un gant trop dur ou trop lourd peut blesser votre partenaire. Inversement, un gant trop léger risque de ne pas assez protéger vos mains ou son visage.
En d’autres termes, bien choisir ses gants, c’est optimiser à la fois sa sécurité, sa technique et sa progression, tout en préservant un bon esprit de pratique. Et, à l’heure où les blessures aux mains et aux poignets sont parmi les plus courantes dans les sports de combat, il serait dommage de négliger cet aspect. Alors, avant de cliquer sur “acheter”, prenez le temps de lire les paragraphes suivants. Vous ne le regretterez pas !

3. Les différents types de gants de sport de combat
Il existe une grande variété de gants, et il peut être difficile de s’y retrouver quand on débute. Voici un tour d’horizon des plus courants :
3.1. Les gants de boxe "classiques"
Ces gants sont utilisés en boxe anglaise, en boxe française, et même dans certaines disciplines de kickboxing. Ils sont fermés, enveloppent la totalité de la main et du pouce, et comportent un rembourrage sur les phalanges, le dessus de la main et le pouce. Ils existent en différents poids (en onces) pour s’adapter au gabarit du boxeur, au type d’entraînement (sparring, sac, compétition) et au niveau de protection souhaité. Leur forme est généralement arrondie sur la surface de frappe, avec un rembourrage plus ou moins épais selon les marques et les gammes.
3.2. Les gants de sac (bag gloves)
Les gants de sac sont spécifiquement conçus pour frapper le sac de frappe ou les paos. Ils sont généralement plus compacts, avec un rembourrage parfois plus dense ou plus rigide afin de mieux protéger la main contre l’impact direct sur le sac. Certains gants de sac peuvent être plus légers, d’autres plus lourds, selon la recherche de conditionnement (on muscle ses épaules et ses avant-bras en frappant avec des gants plus lourds). Ils ne sont en revanche pas toujours adaptés au sparring, car ils peuvent être trop durs pour votre partenaire.
3.3. Les gants de sparring
Comme leur nom l’indique, ils sont destinés à la pratique en sparring, c’est-à-dire à l’entraînement avec un partenaire, en situation proche du combat réel. Leur caractéristique est d’être bien rembourrés, notamment sur la zone de frappe, pour limiter les dégâts et les blessures. Certains ont également un rembourrage latéral plus prononcé pour mieux protéger les métacarpes et les phalanges lorsque l’on se défend ou que l’on enchaîne des combinaisons offensives. Les gants de sparring se choisissent souvent en 14 ou 16 oz, voire plus, selon le poids et la puissance du boxeur, afin d’assurer une protection maximale.
3.4. Les gants de compétition
En compétition amateur ou professionnelle, le poids du gant est généralement réglementé. Par exemple, en boxe anglaise amateur, on trouve souvent du 10 oz ou du 12 oz, tandis qu’en boxe professionnelle, les gants peuvent descendre à 8 oz pour certaines catégories de poids. Les gants de compétition sont souvent plus légers, avec un rembourrage plus minimaliste, pour accentuer la rapidité et la puissance de frappe. Ils sont aussi très ajustés pour améliorer les sensations.
3.5. Les gants "MMA" ou mitaines de MMA
Les gants de MMA sont nettement différents : ils laissent les doigts libres (open-finger) afin de pouvoir saisir, réaliser des techniques de grappling et des soumissions. Le rembourrage est plus léger, centré sur les métacarpes et le dessus des phalanges, et le maintien du poignet peut varier d’un modèle à l’autre. Certains gants MMA sont dédiés à l’entraînement (avec un rembourrage plus prononcé) et d’autres à la compétition (plus légers).
3.6. Les gants "hybrides"
Il existe des modèles dits "hybrides" qui tentent de combiner la protection d’un gant de boxe classique avec la flexibilité d’un gant de MMA, ou qui s’adaptent mieux aux disciplines comme le Muay-thaï ou le Sanda, où l’on utilise les projections et les saisies de manière plus fréquente qu’en boxe anglaise. Ces gants peuvent disposer d’un pouce plus mobile, d’une zone de préhension entre le pouce et les doigts plus grande, etc.

4. Les critères clés pour bien choisir
Au moment de l’achat, plusieurs facteurs entrent en compte. Voici les principaux :
4.1. Le poids (en onces)
Le poids (oz) correspond à la quantité de rembourrage (et au poids total du gant). Plus un gant est lourd, plus il protège, mais plus il sollicite aussi vos bras lors des entraînements. Les poids courants sont : 8 oz, 10 oz, 12 oz, 14 oz, 16 oz, voire 18 oz ou plus. En général, pour un usage polyvalent et du sparring, on privilégie le 14 ou le 16 oz. Pour la compétition (boxe anglaise), on descend souvent à 10 ou 12 oz, selon les catégories de poids.
4.2. Le niveau (débutant, intermédiaire, confirmé)
Un débutant aura tout intérêt à privilégier des gants bien rembourrés et confortables, avec une bonne protection du poignet, afin de limiter les risques de blessure et de ne pas être trop "penalisé" par une mauvaise technique de frappe. Un pratiquant confirmé cherchera peut-être un gant plus léger, avec des sensations plus "fines", notamment pour la compétition.
4.3. La fréquence d’entraînement
Si vous vous entraînez 1 à 2 fois par semaine, un gant milieu de gamme peut suffire. En revanche, si vous enchaînez 4 ou 5 séances hebdomadaires, il est crucial d’investir dans un gant de qualité supérieure, conçu pour résister à un usage intensif, surtout si vous travaillez beaucoup au sac.
4.4. Le système de fermeture
Scratch (Velcro), lacets, élastique... Chaque système a ses avantages. Le scratch est le plus polyvalent et le plus rapide à enfiler, tandis que les lacets procurent un maintien optimal du poignet (souvent privilégié en compétition ou en sparring de haut niveau). L’élastique se retrouve sur certains gants destinés aux enfants ou sur les gants "d’initiation" qu’on met à disposition dans les salles.
4.5. La morphologie de la main
Chaque main est unique : longueur des doigts, largeur de la paume, épaisseur des articulations… Certaines marques ou modèles de gants taillent plus large ou plus étroit. Il est parfois nécessaire d’essayer plusieurs modèles pour trouver celui qui épouse le mieux votre main. De plus, le port de bandes ou de sous-gants peut influencer la taille perçue à l’intérieur du gant.
4.6. Le rembourrage et la qualité de la mousse
Le rembourrage est crucial pour absorber les chocs. Les gants haut de gamme utilisent souvent des mousses multi-couches, voire un mélange de mousse et de gel, pour un amorti optimal. Les modèles d’entrée de gamme peuvent utiliser une mousse monodensité qui s’écrase plus vite avec le temps.

5. Quel gant pour quel sport de combat ?
Chaque discipline possède ses particularités. Même si les gants "classiques" couvrent une large palette d’usages, certains détails changent d’un sport à l’autre.
5.1. Boxe anglaise
En boxe anglaise, on utilise exclusivement ses poings pour frapper. Les gants sont donc bien rembourrés pour protéger les métacarpes, le pouce et le poignet. Les gants typés "anglaise" ont souvent un poignet assez rigide et un pouce attaché pour éviter les blessures. Pour le sparring, on choisit généralement 14 ou 16 oz, et pour la compétition, on peut descendre à 10 ou 12 oz.
5.2. MMA
En MMA, on combine les frappes (pieds, poings, coudes, genoux) avec le grappling (amenées au sol, soumissions). Les gants de MMA sont donc ouverts au niveau des doigts pour permettre les saisies, et le rembourrage est concentré sur les phalanges. On parle alors souvent de "mitaines de MMA" plutôt que de gants au sens classique. Leur poids varie entre 4 oz et 7 oz selon qu’il s’agisse de compétition (4 oz) ou d’entraînement (souvent 6 oz ou 7 oz, plus rembourrés pour le sparring).
5.3. Muay-thaï (Boxe thaïlandaise)
Le Muay-thaï autorise les coups de poing, de pied, de coude et de genou, ainsi que le clinch. Les gants utilisés sont proches des gants de boxe anglaise, mais souvent plus souples au niveau du pouce et du poignet pour faciliter la saisie pendant le clinch. Les marques thaïlandaises (comme Fairtex, Twins, etc.) proposent souvent des coupes assez spécifiques, parfois plus arrondies. Les tailles courantes vont du 10 au 16 oz selon l’usage (compétition, entraînement, sparring).
5.4. Kickboxing, K-1, Sanda, Savate
Le kickboxing et le K-1 ressemblent beaucoup à la boxe anglaise, mais avec l’ajout des coups de pied. Les gants utilisés sont souvent très similaires aux gants de boxe, avec un rembourrage intégral. En savate (boxe française), c’est le même principe, même si certains pratiquants préfèrent des gants un peu plus légers. En Sanda (boxe chinoise), les projections et les frappes sont combinées, mais on reste sur des gants assez similaires aux gants de boxe traditionnelle, parfois avec un design "hybride" pour faciliter les saisies.

6. Tailles et ajustement : comment bien mesurer sa main
La taille d’un gant de boxe est souvent exprimée en onces (oz). Mais attention, cela ne correspond pas toujours à la taille du gant à l’intérieur, plutôt au rembourrage et au poids total. Néanmoins, il existe des repères :
- 6 à 8 oz : souvent destinés aux enfants ou aux compétitions professionnelles (catégories de poids légères).
- 10 oz : utilisés en compétition pour les poids moyens ou en entraînement pour les petits gabarits.
- 12 oz : un bon compromis pour l’entraînement régulier, adaptés à un gabarit moyen.
- 14 oz : très courant pour le sparring, protection accrue, convient à la majorité des adultes.
- 16 oz : conseillé pour les gabarits plus lourds ou ceux qui veulent privilégier la protection (sparring intensif).
- 18 oz et plus : plutôt réservé aux gros gabarits ou à ceux qui recherchent un entraînement avec un effort supplémentaire.
Pour un ajustement optimal, mesurez la circonférence de votre paume (enroulez un mètre ruban autour de votre main, juste en dessous des articulations, en tenant compte de vos bandes si vous les portez lors de l’essayage). Vous pourrez ainsi comparer avec les guides de taille fournis par les marques. Certaines marques taillent plus "serré" ou "large" que d’autres, donc n’hésitez pas à lire les retours d’autres utilisateurs ou à essayer en boutique quand c’est possible.
La sensation globale doit être celle d’une main maintenue, mais pas compressée. Vous devez pouvoir fermer le poing sans effort excessif, et le gant ne doit pas flotter ni glisser autour de votre poignet. Il est primordial de se sentir à l’aise, surtout si vous comptez enchaîner les rounds d’entraînement.
7. Les matériaux : cuir, PU, mousse, etc.
Le choix du matériau influe directement sur la durée de vie, le confort et le prix du gant. Voici les plus répandus :
7.1. Cuir véritable (cuir de vachette, de buffle, etc.)
Le cuir naturel est généralement plus résistant, plus respirant et plus souple que les matériaux synthétiques. Il s’adapte mieux à la forme de la main avec le temps et offre une bonne longévité. En revanche, il est souvent plus cher, et nécessite un entretien régulier (nettoyage, hydratation du cuir).
7.2. Similicuir ou PU (Polyuréthane)
Les gants en PU sont moins chers et adaptés à un usage débutant ou occasionnel. Ils sont toutefois moins respirants et peuvent s’user plus vite, surtout avec un usage intensif. Certaines marques haut de gamme utilisent des PU de meilleure qualité, mais cela reste en général en dessous du cuir véritable en termes de durabilité et de confort.
7.3. Mousse intérieure
La mousse peut être monodensité (une seule couche), bi-densité, tri-densité, ou même à mémoire de forme. Plus il y a de couches de densités différentes, meilleure est l’absorption des chocs. Certains gants intègrent aussi un gel spécial, surtout dans la zone des phalanges, pour encore mieux amortir l’impact.
7.4. Doublure intérieure
La doublure intérieure est parfois en tissu mesh respirant, pour limiter la transpiration et l’accumulation d’odeurs. Sur certains gants, elle peut être plus ou moins confortable, avec des coutures qui gênent ou au contraire un revêtement lisse qui facilite l’enfilage.

8. Fermeture : scratch, lacets, élastique
Le système de fermeture est un aspect souvent sous-estimé, mais qui a son importance :
- Scratch (Velcro) : C’est le système le plus répandu et le plus pratique. Il permet d’enfiler et d’enlever ses gants rapidement, même sans assistance. Idéal pour les entraînements quotidiens et le travail au sac. Attention toutefois à la longévité du velcro, qui peut s’user avec le temps si la qualité n’est pas au rendez-vous.
- Lacets : Réservés en général aux gants de compétition ou aux pratiquants exigeants. Les lacets offrent un maintien optimal du poignet, mais nécessitent d’être à deux pour les lacer correctement. Certains modèles hybrides proposent à la fois lacets et scratch pour combiner l’avantage des deux systèmes.
- Élastique : Présent surtout sur les gants "d’initiation" ou pour enfants. Simple à enfiler, il n’est cependant pas aussi ajusté ni sécurisant que le scratch ou le laçage.
En sparring, de nombreux coachs préconisent le scratch pour éviter de blesser l’adversaire ou de couper la peau avec les lacets (à moins de bien scotcher ceux-ci). En compétition, surtout en boxe anglaise pro, c’est plutôt les lacets qui dominent.

9. Entretien et durabilité
Prendre soin de ses gants est aussi important que de bien les choisir. Un gant mal entretenu peut développer des odeurs, s’abîmer rapidement ou perdre sa forme. Voici quelques conseils :
- Aérer après chaque usage : Sortez vos gants du sac de sport et laissez-les dans un endroit sec et bien ventilé. Si possible, ouvrez le scratch ou les lacets pour mieux aérer l’intérieur.
- Utiliser des sous-gants ou bandes : Cela absorbe une partie de la transpiration, prolongeant la durée de vie de vos gants et limitant les odeurs.
- Nettoyer l’intérieur : Un spray antibactérien ou un désinfectant peut être utilisé de temps en temps pour éviter la prolifération des microbes. Attention à ne pas trop mouiller le gant.
- Nettoyer l’extérieur : S’il s’agit de cuir, un chiffon humide (légèrement) et un baume spécial cuir peuvent aider à maintenir la souplesse. Pour le PU, un simple coup d’éponge suffit le plus souvent.
- Éviter les sources de chaleur directe : Ne laissez pas vos gants sur un radiateur ou en plein soleil trop longtemps, cela peut endommager les matériaux.
En suivant ces quelques recommandations, vous pourrez prolonger la durée de vie de vos gants de plusieurs mois, voire années, selon votre fréquence d’entraînement. Rappelez-vous également que même des gants de très haute qualité finissent par s’user : la mousse perdra de sa densité, le cuir se déformera, etc. Lorsque vous sentez que la protection n’est plus optimale, il est temps de changer.

10. Foire aux questions
10.1. Faut-il des gants différents pour le sac et le sparring ?
Idéalement, oui. Les gants de sac (bag gloves) sont conçus pour un impact direct plus dur, et sont parfois plus rigides. Les gants de sparring ont un rembourrage plus souple et plus épais pour protéger le partenaire. En utilisant les mêmes gants pour tout, vous risquez d’endommager plus vite la mousse de vos gants de sparring et de rendre vos séances de sparring plus dangereuses pour l’adversaire.
10.2. Scratch ou lacets ?
Le scratch est plus pratique à l’entraînement et pour une utilisation quotidienne. Les lacets offrent un meilleur maintien mais nécessitent l’aide d’une autre personne pour bien serrer. Pour la compétition, il est courant d’utiliser des gants à lacets, mais il existe des compromis (gants à lacets + scratch).
10.3. Combien de paires faut-il ?
Pour un pratiquant débutant, une seule paire de gants de qualité polyvalente (entre 12 et 14 oz) peut suffire. Mais si vous vous entraînez sérieusement, il est recommandé d’avoir au moins 2 paires : une pour le sac, une pour le sparring (plus rembourrée). Certains boxeurs chevronnés peuvent aller jusqu’à 3 ou 4 paires pour différents usages (compétition, travail technique, sac lourd, etc.).
10.4. Peut-on utiliser des gants de boxe anglaise pour le Muay-thaï ou le Kickboxing ?
Oui, c’est possible, mais gardez à l’esprit que certains gants de boxe anglaise sont moins adaptés aux saisies ou aux blocages de tibia typiques du Muay-thaï ou du Kickboxing. C’est surtout une question de ressenti et de préférence personnelle. Plusieurs marques thaïlandaises proposent des gants assez universels, donc il est tout à fait envisageable de les utiliser en boxe anglaise également.
10.5. Que faire si mes gants sentent mauvais ?
En plus des conseils d’entretien (aération, utilisation de bandes, nettoyage), vous pouvez utiliser des désodorisants spécifiques pour gants de boxe (sachet de cèdre, spray antibactérien, etc.). L’idéal reste de bien aérer et de ne pas laisser ses gants humides dans un sac fermé.

11. Conclusion
Choisir ses gants de sport de combat est une étape cruciale pour tout pratiquant, qu’il soit débutant ou confirmé. C’est un investissement dans votre sécurité, votre confort et votre progression. Entre la variété des modèles (sparring, sac, compétition, MMA, etc.), les différents matériaux (cuir, PU, mousse multi-couches), les options de fermeture (scratch, lacets), sans oublier la bonne taille et l’entretien, vous avez désormais toutes les informations pour faire un choix éclairé.
N’oubliez pas que le meilleur gant pour vous dépend de votre discipline, de votre fréquence d’entraînement, de votre niveau et de votre morphologie. Prenez en compte vos objectifs (loisir, compétition, cardio-boxe, etc.) et votre budget. Ne négligez pas non plus l’entretien, car de bons gants bien entretenus vous accompagneront pendant des mois, voire des années, sans perdre en efficacité.
Alors, êtes-vous prêt à monter sur le ring ou dans la cage avec des gants qui vous conviennent parfaitement ? Nous l’espérons ! Et si vous avez encore des doutes, n’hésitez pas à demander conseil à votre coach, à des pratiquants plus expérimentés, ou à visiter des boutiques spécialisées pour essayer différents modèles. Bonne quête du gant parfait et surtout, bonne pratique sportive !
Merci d’avoir lu notre guide ultra détaillé ! Nous espérons qu’il vous a aidé et inspiré à trouver l’équipement qui vous convient le mieux.